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16.11.17

J.-J. Pineau, sauvé par l’apprentissage

Aujourd’hui, Jean-Jacques Pineau est à la tête de la première franchise de boucheries en France, les Boucheries du boeuf tricolore, grâce à laquelle cet Orléanais d’origine, âgé de 54 ans, espère sauver l’élevage français !

Les Boucheries du boeuf tricolore, qui gèrent vingt-trois boucheries en propre ou en franchise, ainsi que quatre cents salariés pour un chiffre d’affaires qui dépasse les 40 millions d’euros, ont leur siège social à Villemandeur, dans l’est-loirétain. Cette réussite, c’est à l’apprentissage que Jean-Jacques Pineau la doit. Enfant, élevé dans le quartier populaire de l’Argonne, à Orléans, Jean-Jacques Pineau fait des bêtises, est déscolarisé, puis placé en institution pour élèves en difficulté. Il se croit « débile ».

Quand il a 14 ans, alors qu’il a envie de devenir mécanicien, son père l’envoie de force chez le boucher de la place Dunois, à Orléans, qui cherche un apprenti : « Je n’y connaissais rien ». Marcel Bedu, son maître d’apprentissage, « à la main de fer et au coeur énorme », devient son deuxième père et, jusqu’à son décès, suit la carrière de son poulain. « Il m’a appris l’honnêteté, le courage, l’amour du travail bien fait. Il a fait mon éducation. » Jean-Jacques Pineau deviendra, comme lui, Meilleur Apprenti de France, en 1979.

C’est aussi grâce à un enseignant du centre de formation des apprentis qu’il va croire en ses compétences et reprendre confiance en lui. Le professeur lui fait prendre conscience qu’un tel talent gestuel est sans doute synonyme d’intelligence. Il pousse le jeune en échec scolaire à reprendre ses études, à réapprendre à lire et écrire. Le jeune homme se découvre ainsi un don pour les mathématiques ! « Cela m’a ouvert l’esprit. La chambre de métiers du Loiret s’est ensuite portée caution pour l’achat de ma première boucherie, à Paris. » La capitale, où il part le jour-même de ses 18 ans.

Ces soutiens, il en parle encore avec beaucoup d’émotion. À tel point qu’il ne cesse de renvoyer la balle. En recrutant des apprentis (et des salariés en reconversion professionnelle), évidemment, mais aussi en cultivant l’idée d’ouvrir sa propre école de formation. « J’ai envie d’aider les jeunes à la dérive, pour les convaincre qu’ils ne sont pas aussi nuls qu’ils le croient. »

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